Quarante ans à suivre l'interface entre l'humain et la machine.
Je n'en suis pas à ma première rupture technologique. Des premiers Macintosh à l'IA locale, j'ai cherché à chaque génération d'outils la même chose : rapprocher la machine de celui qui s'en sert.
Stéphane Ansel, développeur — Orléans.
J'ai commencé l'informatique au milieu des années 80, sur les premiers Macintosh, par passion. Depuis, je n'ai jamais cessé de suivre la même question : comment l'humain dialogue avec la machine. Le micro-ordinateur, le web, la 3D temps réel, la réalité virtuelle et augmentée, et maintenant l'intelligence artificielle — à chaque étape, la même interrogation revient, plus aiguë.
Quand l'IA est devenue réellement crédible, j'ai mis le reste en suspens et investi un an et demi à l'étudier en profondeur. Ce que j'en retiens tient en une phrase : c'est une avancée majeure, mais elle doit rester privée.
Une même obsession, à chaque époque.
Milieu des années 1980
Les débuts — les premiers Macintosh et la passion de la techno
Je commence l'informatique en autodidacte, par passion, sur les premiers Macintosh. Très vite, ce qui me captive n'est pas tant la machine que la manière dont on la manipule : l'interface, le geste, le dialogue entre l'utilisateur et le système. Musicien amateur, je monte à cette époque un des premiers home-studios d'enregistrement piloté par ordinateur — déjà la même idée : la machine comme prolongement d'une intention créative.
Le web & l'édition numérique
Pionnier du web et de l'informatisation
Aux premières heures du web, je conçois des sites pour des entreprises, à une époque où tout reste à inventer. En parallèle, je développe des plug-ins pour QuarkXPress et j'informatise des transactions commerciales, en accompagnant les structures dans la bascule de leurs processus vers le numérique.
3D temps réel · diffusion mondiale
Studios virtuels pour la télévision live
Je conçois des studios virtuels temps réel sous Unity 3D : des intervenants filmés sur fond vert, intégrés en direct dans des décors entièrement numériques, pour des émissions diffusées dans le monde entier. Ces dispositifs ont permis à de grandes organisations — grandes banques, CHANEL, Chronopost et d'autres — d'animer leur communication interne : plénières annuelles, conventions, prises de parole de direction. L'usage a connu un pic pendant la période Covid, quand le présentiel est devenu impossible.
Réalité virtuelle & augmentée
Immersion : découverte, formation, simulation
Je développe ensuite des expériences en réalité virtuelle et augmentée. Pour CHANEL, des modules internes de découverte et de formation. Pour TOTAL, une simulation in situ sur un tanker en mouvement — un cas où l'augmentation du réel sert directement la compréhension d'un environnement complexe et difficile d'accès.
2024 → aujourd'hui
L'IA locale — une conviction mûrie, pas un effet de mode
Quand l'intelligence artificielle est devenue réellement crédible, j'ai mis le reste en suspens et investi un an et demi à l'étudier et l'appliquer : ses capacités, ses limites, ses dangers, ses bénéfices réels. À ce stade, ma conviction est claire : c'est une avancée considérable, mais elle doit rester privée. Je conçois et j'installe donc des systèmes d'IA locaux, privés et personnalisés, adossés à un laboratoire que je fais tourner au quotidien.
Créateur, et toujours du côté de l'usage.
J'ai créé des entreprises et des associations. À chaque étape, la même ligne : prendre une technologie naissante et la rendre utile, accessible, maîtrisable par ceux qui s'en servent. Le micro-ordinateur, le web, la 3D, l'immersion, l'IA — autant d'outils différents au service de la même conviction.
Ce qui me passionne n'a jamais changé : l'interface entre l'humain et la machine.
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